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    Nigéria, voyage parmi les réfugiés à Yola

    lundi 26 janvier 2015

    Une dure guérilla terrorise depuis quelque temps certaines régions du Nigéria. Les Etats d’Adamawa, Borno et Yobe sont les plus frappés par les attaques et depuis plus d’un an l’état d’urgence est en vigueur. Un voyage près des réfugiés pour partager leurs souffrances.

    Selon les Nations Unies 700000 personnes sont contraintes d’abandonner leur maison à cause des violences qui sévissent dans les Etats nigérians du nord-est. C’est précisément au moment des attentats meurtriers de Paris que le Nigéria a de nouveau occupé l’actualité avec une escalade criminelle dans l’Etat de Borno à l’initiative des extrémistes de Boko Haram. Il a été question de petites-filles kamikazes qui se sont fait exploser sur deux marchés du Pays. La population n’est pas défendue et on se livre à des analyses politiques contrastées où les puissants intérêts économiques liés à l’exploitation du pétrole sont peu démasqués.

    Au Nigéria le Mouvement des Focolari est présent avec deux centres à Onitsha, dans le sud du pays, et à Abuja, la capitale. « Après le premier voyage que nous avons fait pour aller à la rencontre des réfugiés issus de la guerre intérieure, nous avons pris davantage connaissance de la réalité de la situation : misère, maladies, famine, sans-abris, manque de vêtements mais surtout des enfants sans lendemain » nous écrivent les responsables du Mouvement dans cette nation africaine. Aussi organisent-ils un second voyage au moment de Noël en mobilisant amis, parents et collègues de travail : « Nous avons touché du doigt la générosité de notre peuple : au focolare sont arrivés toutes sortes de dons : argent, nourriture, vêtements, médicaments… et même une voiture avec son chauffeur expert dans l’art d’éviter les zones dangereuses ». Ils sont partis à trois, chargés de cadeaux « pour porter la joie de Noël à ces personnes qui, plus que partout ailleurs, ressemblent à l’Enfant-Jésus qui n’a même pas trouvé un endroit digne pour naître ». 
    La situation est précaire et les médicaments ne suffisent pas à couvrir les nombreuses nécessités : “Je suis infirmière professionnelle – raconte Imma, une des trois personnes – j’ai visité des centaines de malades : malnutrition, anémie, malaria et autres maladies. Nous avons ensuite aidé l’évêque à distribuer de la nourriture à plus de 5000 réfugiés. C’est une situation très douloureuse, et chaque jour de nouveaux réfugiés arrivent » .
    « Que ce soit l’année du Oui », avait souhaité Maria Voce pour 2015, “un oui répété à l’infini, oui à Dieu qui nous demande de répondre à un imprévu, oui à ce prochain qui a besoin de notre amour concret, oui à une douleur inattendue, oui à Jésus qui nous attend dans l’humanité pour être écouté, en transformant la douleur en joie, en vie et résurrection ».

    Mais qu’est-ce que cela signifie dans des situations si tragiques qu’elles ne semblent laisser aucun espoir, comme c’est le cas au Nigéria ? « Pour nous c’est un lot quotidien – écrivent les focolari – en raison des circonstances dramatiques que vit notre Pays. Il y a de nombreuses sources du Mal. Devant ces situations, impossible de rester indifférents. En arrivant dans ces lieux où se trouvent les populations qui souffrent le plus, nous avons comme touché Jésus qui nous répète encore aujourd’hui : « C’est à moi que vous l’avez fait ».

    Et ils nous font parvenir les remerciements de toute la communauté des Focolari du Nigéria pour les prières et le soutien qui s’est traduit de nombreuses façons, “surtout en ce moment, et aussi pour l’avant et l’après des prochaines élections présidentielles et législatives ».

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