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    François en Terre Sainte : un pèlerin de l’unité et de la paix

    jeudi 29 mai 2014

    La visite du pape François, marqué par l’accolade fraternelle avec le patriarche Bartholomée, encourage aussi le dialogue avec les juifs et les musulmans, et défie la terre de Jésus à la paix.


    « Ut unum sint », que tous soient un : c’est le slogan de François en Terre Sainte, pour exprimer l’engagement à « cheminer ensemble vers l’unité » des chrétiens, tout en cherchant aussi « un dialogue authentique avec le judaïsme, l’islam, et les autres religions traditionnelles » [De la déclaration commune signée par le Pape François et le Patriarche Bartholomée].
    Si en effet, le nœud du voyage était la rencontre au Saint Sépulcre avec le patriarche grec orthodoxe de Constantinople Bartholomée et les responsables des Eglises de Jérusalem, afin de renouveler l’unité exprimée par le Pape Paul VI et le patriarche Athénagoras, il y a de cela 50 ans à Jérusalem, la présence du Pape en Terra Sainte a eu sans aucun doute un revers important dans le dialogue entre les religions et un nouvel élan dans le cheminement vers la paix.


    Les attentes du rabbin David Rosen, directeur international des Affaires interreligieuses de l’Américain Jewish Committee en témoignent. Interviewé par Paolo Loriga, porte-parole de Città Nuova, dans sa maison de Jérusalem, il déclare que « la majorité des juifs et des rabbins évaluent cette visite d’une manière très positive », et que la présence de François « peut produire un impact profondément positif dans la conscience juive et dans la conception des chrétiens ». Rosen est un des 400 signataires –parmi les rabbins et les personnalités juives – d’un message de bienvenue au Pape, un geste qui n’est pas seulement un geste de courtoisie mais bien un «  signe de la « redécouverte de la Fraternité entre juifs et catholiques. Je suis certain – ajoute-t-il – que la visite sera un événement merveilleux, une occasion de fête et de joie ».


    Le cri de joie en témoigne, à la fin de l’invitation du Pape François à Peres et Abbas  : « J’invite le président palestinien Mahmoud Abbas et le président israélien Simon Peres à élever ensemble une prière intense, demandant à Dieu le don de la paix ». Et à Bethléem, le 25 mai : « J’offre ma maison au Vatican pour accueillir cette rencontre de prière ».


    Le Pape était arrivé à Bethléhem de la Jordanie, où il a été chaleureusement accueilli par le Roi Abdallah II. Là, le Pape s’est rendu dans le lieu du baptême de Jésus, rencontrant 600 personnes, parmi lesquelles des réfugiés syriens, jeunes blessés et handicapés.


    Une fois arrivé en Palestine, défiant le protocole, il a adressé aux autorités palestiniennes le souhait que «  les épées puissent se transformer en charrues et que cette terre puisse refleurir dans la prospérité et la concorde ». Avec force, il a soutenu qu’ « il est temps de mettre un terme à cette situation de conflit toujours plus inacceptable », indiquant que «  le moment est arrivé pour tous d’avoir le courage de la paix ».



    Sur le parcours vers la Place de la Mangeoire, on passe près du mur qui divise Bethléhem d’Israël. Le Pape demande d’approcher la jeep, il descend et se recueille en prière. Puis il s’est avancé jusqu’à appuyer la tête sur le mur, à partager physiquement la souffrance d’un peuple. Cet arrêt n’était pas prévu au programme, mais le Pape François confie : « Il est difficile de construire la paix mais vivre sans la paix c’est un tourment  ».

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