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    Egypte : apporter du réconfort aux réfugiés

    L’expérience d’un groupe de jeunes égyptiens des Focolari avec des réfugiés d’Érythrée, Ethiopie, Soudan

    samedi 26 octobre 2013
    Ayant appris qu’une prison accueille des détenus « spéciaux », ils essayent d’en savoir plus. Ils entrent en contact avec des hommes, des femmes et des enfants, pour la plupart des chrétiens provenant d’Érythrée avec une histoire de profonde douleur. En effet, tentant de fuir la situation difficile dans laquelle se trouve leur pays et pensant être conduits dans un endroit meilleur, ils sont au contraire tombés dans le piège des trafiquants d’organes, donc destinés à une mort inconnue. Lorsqu’ils ont compris leur erreur, ils ont fui en traversant les frontières et se sont réfugiés en Égypte. Cependant, sans papiers, ils ont été arrêtés et conduits en prison. C’est là que les jeunes des Focolari les voient en attendant de pouvoir un jour rentrer en Érythrée.
    « Avec le soutien d’un religieux et des jeunes des Focolari – raconte Abdo, témoin direct – nous avons réussi à entrer dans la prison. Nous n’imaginions pas quelle douleur nous allions toucher du doigt. Dans la prison – une ancienne caserne – la nourriture était très mauvaise, l’hygiène et les soins médicaux pratiquement inexistants. Impossible de dire la douleur que nous éprouvions face à une si grande souffrance. Les yeux pleins de larmes, ils nous demandaient quel mal ils avaient fait pour mériter d’être dans cette situation. »
    Cependant, les jeunes ne se laissent pas abattre, se séparent en groupes, écoutent leurs histoires, essayent de donner du réconfort, de l’espérance dans l’amour de Dieu, apportant une aide matérielle aux besoins les plus urgents.
    « Certains avaient besoin de médicaments, d’autres de vêtements ou d’un téléphone pour appeler leur famille qui ne savait pas où ils étaient. Mais leur premier besoin était d’avoir quelqu’un qui leur rende visite et s’intéresse à eux. »
    Les responsables de la prison indiquent que le manque de nourriture est un des grands problèmes. « Un jour – raconte Abdo – nous avons préparé plus de 100 petits bols de ‘kochari’, plat typique égyptien préparé avec des pâtes et des lentilles. Habituellement, notre visite se concluait par un intense moment de prière. C’étaient eux qui chantaient les psaumes dans leur langue, une seule âme et une seule voix, avec une telle foi et force intérieure qui nous entraînait tous dans un climat spirituel très profond. Nous ne pouvions pas contenir notre émotion ! »

    Depuis lors, les visites se sont succédé régulièrement, impliquant dans cette forte expérience les Jeunes pour un Monde uni d’autres villes d’Égypte, comme Le Caire et Sohag. « Aujourd’hui – conclut Abdo – quelques Érythréens sont déjà rentrés dans leur pays, mais de nouveaux détenus sont arrivés en prison, victimes du même drame. Souvent, nous nous sentons impuissants de ne pas pouvoir faire et donner plus, mais nous les confions à Dieu qui peut tout. Cette petite contribution nous est peut-être demandée pour construire un monde plus uni et fraternel. »

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