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    Marathon de Boston

    au-delà de la peur

    vendredi 26 avril 2013

    A Boston, les Jeunes pour un Monde Uni veulent montrer au monde que la peur n’a pas le dernier mot. 

    Joanna (19 ans) raconte :
    "J’étais là pour soutenir mes amis qui couraient : à cinq mille (anglais) de la ligne d’arrivée. A l’improviste, il y a eu une grande pagaille, des policiers couraient dans tous les sens en disant que la course était terminée. J’étais épouvantée et personne ne savait expliquer ce qui s’était passé, même les téléphones portables ne fonctionnaient plus. On a commencé à parler de deux explosions. Puis les policiers parlaient d’attentat. Je me suis rendu compte que mes amis étaient justement là, et je me suis demandé s’ils allaient bien ». Ne se sentant pas à l’abri, elle est entrée dans un bar, où peu après est arrivé un de ses amis qui participait au marathon. « Je lui ai offert quelque chose à manger et je me suis mise à l’écouter. J’ai compris alors qu’on ne peut pas rester dans la peur qui paralyse."

    Tous ses amis vont bien, même si une jeune s’est trouvée très proche des bombes : « Malheureusement, de nombreuses familles et beaucoup d’autres étudiants ne peuvent pas en dire autant. Je prie pour eux ».
    Tous les soirs, Joanna va à la messe de 10h et cette fois elle a invité tous ses amis à y aller avec elle. A sa surprise tous sont là. A la messe, fréquentée habituellement par très peu de gens, il y a plein de personnes : pas seulement des chrétiens, mais aussi d’autres personnes qui ont ressenti le besoin de prier.
    "La ville est encore traumatisée. Mais les habitants veulent réagir face à la peur : ’Décidons nous-mêmes de finir le marathon », affirme Joanna. Avec des amis elle organise une marche sur les derniers cinq mille (anglais) du marathon, sur les lieux où la police les a contraints à s’arrêter. Un signe contre la résignation, un signe d’espérance.

    Plus de douze mille personnes ont participé. Joanna, malgré la souffrance et l’étrange atmosphère qu’on respire, dit avec assurance : « Nous devons montrer au monde que l’amour est plus fort, croire encore davantage qu’un monde uni est possible et faire notre petite part ».De Susanne Janssen (Living City Magazine, NY – USA)

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