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    Maria Voce : le pari de vivre un charisme

    Présentation d’un livre-interview avec la présidente des Focolari Emmaus M. Voce. La traduction en français sortira vers la fin octobre. Titre : « Le pari de la confiance »

    vendredi 12 octobre 2012

    « Que font et que pensent les focolarini après Chiara Lubich ? Sont-ils progressistes ou conservateurs ? Font-ils tout pour obtenir des places importantes dans l’Eglise et en politique ? Sont-ils des naïfs qui sourient trop ?… » Voilà quelques-unes des questions posées à Maria Voce par les journalistes Michel Zanzucchi et Paolo Lòriga.

    Ce livre-interview a été présenté à Loppiano, (cité-pilote Focolari près de Florence) le 22 septembre au cours d’un dialogue entre la présidente des Focolari, L. Scaraffia (historienne et éditorialiste de “L’Osservatore Romano”) et M. Politi (éditorialiste de “Il Fatto Quotidiano”). Scaraffia et Politi ont touché les arguments les plus variés, tels que la position de la femme dans l’Eglise, les questions touchant la fin de vie, la présence des musulmans en Europe, le charisme féminin de Chiara Lubich en tant que don pour l’Eglise, et bien d’autres points hyper-actuels. 
    Le tout dans une ambiance de grande estime réciproque et d’ouverture. Maria Voce ne se décompose pas et répond avec spontanéité et lucidité. « Nous ne nous cachons pas, mais nous ne tenons pas non plus à nous mettre au premier plan. Nous désirerions, plutôt, qu’on connaisse l’apport positif que nous essayons de donner au tissu social où nous vivons. Je n’ai pas grand chose de significatif à dire en tant que Maria Voce, mais en tant que Mouvement des Focolari, oui ».
    ”, lit-on dans le livre. Cette phrase, particulièrement appréciée par L.Scaraffia, est l’occasion pour réfléchir sur les laïcs et la femme : « Avant d’être une femme, Chiara est laïque. (…) Le fait de faire entendre la force vitale du laïcat dans l’Eglise a été une grande anticipation sur son temps. En ce qui concerne la présence féminine, Chiara aimait dire que la femme a, comme sa caractéristique propre, une capacité plus grande d’aimer et de souffrir. Cela est manifeste surtout dans la maternité. Je dirais donc que la femme a, de façon particulière, la capacité de faire famille. (…) Dans une Eglise, qui se veut toujours plus famille, communion, synthèse de toutes les aspirations de l’humanité, la femme a une fonction bien à elle, importante. Cependant – comme Chiara l’a toujours dit – je suis convaincue que la femme et l’homme sont responsables, devant Dieu, de la même façon. Dans l’Evangile, il est écrit : “Il n’y a plus ni juif, ni grec ;… il n’y a plus l’homme et la femme…” (Ga 3,28). Donc, ce qui est important, c’est qu’autant la femme que l’homme deviennent ce qu’ils doivent être, c’est-à-dire une présence du Christ dans l’Eglise ».

    Les laïcs n’ont pas besoin d’encouragement, mais plutôt qu’on les laisse libres d’agir dans un contexte ecclésial plus confiant

    Marco Politi à son tour propose des rencontres régulières qui promeuvent des réflexions sur des thèmes d’actualité. « C’est un défi plus qu’une question – renvoie Maria Voce – ce serait plus adapté à notre style, à notre façon de faire, parce qu’il ne s’agirait pas tant de comparer de grandes idées, mais des expériences […]. Le témoignage que nous voulons donner est celui du rapport avec celui qui est à côté de nous, non pas avec les grands systèmes ». Elle poursuit en affirmant que le Mouvement arrive à la réflexion sur de grands thèmes avec son propre style, sa proximité, son expérience vitale. « Par exemple, dans une école, dans un hôpital, les personnes du Mouvement qui y travaillent se rencontrent et partagent les expériences de leur profession vécue de manière chrétienne. De la vie, souvent, naît aussi une réflexion qui engendre des initiatives concrètes avec de grandes lignes qui sont ensuite proposées ». « Le charisme, en soi, a les réponses. Ce sont les questions qui changent selon les époques. Aux nouvelles questions, de nouvelles façons de formuler les réponses sont exigées ».
    En ce qui concerne la question "de la construction des mosquées, par exemple, je crois que ce qui est le plus important est que les musulmans se sentent accueillis et compris par les chrétiens également dans leur façon d’exprimer leur propre religiosité ».
    Quant à l’œcuménisme : « Je crois que c’est un chemin difficile. C’est une honte pour tous les chrétiens que d’être divisés. Si nous nous en rendons compte, nous en souffrons. Or, le fait de tous participer de la même souffrance, ne pourra pas ne pas nous faire faire des pas pour la surmonter. Alors, même si c’est avec peine, on fait des pas vers l’unité. Pour arriver à l’unité, il nous faut tous savoir perdre quelque chose et cela coûte. Nous croyons qu’en tant que Mouvement notre rôle est justement de nous mettre dans cette déchirure ». « Nous devons cheminer ! Je pense que c’est une recherche que nous devons faire ensemble ».

    Les trois quarts d’heure de l’interview ont volé. Parmi les trois personnes sur scène et les 3.000 spectateurs s’est créé quelque chose que l’on ne voudrait pas perdre…

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