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    Assise 2011 : interview avec Maria Voce

    vendredi 11 novembre 2011

    La présidente des Focolari a vécu l’expérience d’Assise aux côtés de Benoît XVI et des représentants des Églises chrétiennes ainsi que du monde juif, des fidèles d’autres religions et de ceux qui s’engagent pour la solidarité et la fraternité tout en n’ayant pas de credo religieux.

    « Nous nous engageons » : ainsi commençaient les déclarations des responsables religieux rassemblés à Assise (Italie) le jeudi 27 octobre (25 ans après la première rencontre). Un manifeste contre le terrorisme et la violence commise au nom de Dieu.

    Interview avec Maria Voce, la présidente des Focolari :
    « Une impression très positive. Tout d’abord, une pensée pour Jean-Paul II et Chiara Lubich, qui ont su voir loin en termes d’ouverture au dialogue. Ils ont compris que cela valait peine d’investir dans les personnes et dans les structures pour faire progresser la question du dialogue. Je me réfère, en particulier, aux organismes qui travaillent dans ce sens : les différents Conseils pontificaux au sein de l’Église (pour l’Unité des chrétiens, pour le Dialogue interreligieux, pour la Culture, Justice et Paix) et les Centres qui s’occupent des différents dialogues au sein de notre Mouvement.
    […] Et puis, il y a eu la présence de personnes ayant des convictions non religieuses. C’était vraiment une nouveauté d’une importance substantielle, surtout dans la perspective où le pape l’a présentée, celle de la recherche de la vérité commune. […] Assise 2011 n’a pas été seulement un temps pour se rencontrer dans un esprit de fraternité et de paix, pour construire quelque chose de beau. La rencontre a aussi permis de s’élever dans une recherche qui dépassait largement ce but. »
    Avec Andrea Riccardi, le fondateur de la Communauté de Sant’Egidio, et Julian Carrón, l’actuel responsable de Communion et Libération, vous avez été invités à voyager dans le train du Pape, avec les délégations officielles. Une reconnaissance significative pour les mouvements et les nouvelles communautés ecclésiales. Comment voyez-vous le rôle des mouvements dans le dialogue, et en particulier celui des laïcs ?« Un grand nombre de cardinaux et d’évêques sont venus me remercier pour les rapports délicats et discrets que nous construisons avec les personnes appartenant aux différentes religions. C’était donc une reconnaissance, tant à l’égard de notre mouvement qu’à l’égard des mouvements en général, pour ce qu’ils font dans le domaine du dialogue. J’ai constaté aussi combien était appréciée la connaissance que les laïcs ont des situations concrètes, des contextes et des traditions des différentes religions et des croyants. Les laïcs vivent au contact quotidien avec les personnes qui adhèrent à d’autres croyances religieuses, et sont donc plus à même d’en connaître les aspects vitaux et les traditions. Cela peut être une aide pour l’Église institutionnelle dans ses rapports avec des fidèles appartenant à d’autres religions.
    […]Les rapports que les mouvements ont construits avec ces leaders religieux venaient en évidence de façon très spontanée. La hiérarchie de l’Église, me semble-t-il, s’en réjouit et s’en montre reconnaissante. »
    De notre envoyé spécial Roberto Catalano

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