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    Loin des projecteurs : au Pakistan, à Haïti tout est à refaire

    vendredi 4 février 2011

    Les catastrophes naturelles se succèdent, les élans de solidarité aussi. Flash sur une solidarité "durable".

    Haïti, le pays ravagé par les tremblements de terre et le choléra
    En février 2010, une action de soutien aux victimes du tremblement de terre à Haïti a eu lieu au Centre de Rencontres ’Unité’ à Rotselaar. Le bénéfice des repas-spaghettis, 7.657,73 euro, a été investi dans la construction de maisons à Mont-Organisé, une petite ville dans le nord du pays où il n’y a pratiquement pas eu de destructions. Grâce à l’aide internationale, les travaux ont pu commencer déjà le 22 février 2010.

    de André Weis, un Luxembourgeois qui est au Canada et qui avec d’autres suit les travaux de reconstruction à Haïti :
    Le 12 janvier 2010, un violent tremblement de terre ravageait Haïti, faisant près d’un demi-million de morts. Ont suivi d’autres tremblements et dernièrement l’épidémie de choléra ...
    L’engagement de l’AMU-Action pour un Monde Uni, tout comme celui des autres ONG, est précieux car il arrive non seulement au moment de l’urgence, mais aussi quand l’intérêt de l’opinion publique s’émousse.

    "Nous avons décidé de ne pas louer de camions pour le transport du matériel de construction, mais de transporter le sable, les pierres et le ciment avec un groupe de 350 personnes sur place. Les rémunérations reçues ont permis à ces personnes de subvenir aux frais de scolarisation de leurs enfants.
    Par l’intermédiaire de l’association locale ’Action contre la Pauvreté du Nord-Est’ (PACNE), l’AMU soutient le projet de construction d’un centre d’accueil pour les personnes évacuées. Aujourd’hui, les travaux ont bien avancé, et l’on procède à présent à l’installation de l’eau courante.
    Un comité incluant les responsables de la PACNE et les représentants cilis et religieux de la communauté locale est chargé de décider quels seront les bénéficiaires de ce projet. La priorité sera donnée aux personnes les plus nécessiteuses parmi celles qui ont fui vers Mont Organisé, la localité où se trouve aujourd’hui le chantier. Lorsque ces mêmes personnes auront la possibilité de retourner en ville ou dans des logements destinés à durer plus longtemps, le centre pourra être également utilisé pour accueillir des personnes âgées ou infirmes, en tout cas, des personnes seules. Certes, les besoins et les difficultés d’Haïti sont énormes, et il faudra des années pour que les infrastructures et le système économique répondent vraiment aux besoins des gens. C’est précisément pour cette raison que l’AMU continuera d’étudier de nouvelles propositions de projets.
     

    Rawalpindi, février 2011 de nos correspondants locaux
    La situation générale s’est un peu améliorée parce que, dans de nombreuses zones, l’eau s’est maintenant retirée. Les principales difficultés que nous rencontrons à présent sont au nombre de trois : les températures hivernales basses (un problème surtout pour les personnes qui n’ont plus de maison et vivent dans des tentes dans le nord du pays), la difficulté pour les paysans à trouver des semences, et le grand travail de reconstruction des maisons détruites.

    Un grand merci à tous ceux qui
    d’une façon ou de l’autre nous ont aidés dans cette situation extrêmement difficile. Le groupe de personnes qui vont visiter les camps augmente de plus en plus. Ces personnes nous ont fait parvenir quelques nouvelles brèves après leurs visites aux camps d’accueil, où sont « logées » les familles victimes des inondations. « Quand nous avions du mal à trouver le temps d’y aller, nous adoptions toujours la devise : “C’est à moi que vous l’aurez fait”, et nous nous rappelions ces paroles de Jésus : “J’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’étais nu et vous m’avez habillé”. Les gens nous confiaient souvent qu’ils se sentaient seuls et désespérés. Nous leur avons témoigné de la compassion en partageant leurs souffrances. 
    « Près du camp, il y a une école construite par le gouvernement. L’après-midi, quand elle se vide, les enfants du camp d’accueil y vont pour étudier auprès d’enseignantes payées par une ONG. Maintenant, les gens nous connaissent, et ils ont un grand respect pour nous. Ces expériences nous comblent de joie. Nous aussi, nous recevons beaucoup, et nous sommes très reconnaissants envers ceux qui nous envoient des aides qui nous permettent de soutenir ces personnes pauvres. »

    « Le gouvernement pakistanais
    a promis d’offrir une somme d’argent à chaque famille pour commencer à reconstruire les maisons détruites, mais tant que les papiers n’arrivent pas, les familles restent dans le camp. Parmi 10000 personnes qui étaient là au départ, il en reste environ 5000 qui attendent de repartir. Comme l’urgence est passée, les gens éprouvent vraiment le désir d’avoir leur propre maison, ils voudraient commencer à travailler et ils ne savent pas quoi faire. Les femmes auraient envie de sortir dans la rue mais elles ont honte, parce qu’elles viennent des villages et ne sont pas habituées à la foule, alors elles nous demandent un voile pour se couvrir la tête. »

    Dans un village, certaines des trente familles que nous avons rencontrées étaient hindoues
    . Elles étaient très heureuses parce que nous sommes arrivés le jour de leur fête la plus importante, le Diwali. Elles n’auraient pas su comment la célébrer parce qu’elles n’avaient rien à manger. Ces gens sont en train de reconstruire leurs maisons et, en attendant, ils habitent dans des cabanes. Ce sont des paysans et ils manquent de tout. »

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