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    SOS Pakistan : une tragédie démesurée

    reportage de nos correspondants à Rawalpindi - appel à la solidarité

    samedi 11 septembre 2010

    Une immense étendue de boue, noyée dans les pluies de la mousson, telle est l’image offerte par le Pakistan ces derniers temps. Un appel à l’aide pour une population déjà fortement éprouvée ces dernières années.

    Pour venir en aide aux victimes des inondations, à travers la communauté locale du Mouvement des Focolari vous pouvez faire un don sur les n° de compte suivants :
    en Belgique : ENS asbl IBAN : BE10 7340 2307 5804, BIC : KREDBEBB, 
    Olivierstraat 97, 3111 Rotselaar, communication : S.O.S. Pakistan

    au Luxembourg : AMU Action pour un Monde Uni asbl : 
    CCPL LU83 1111 1287 6344 0000,
    communication : S.O.S Pakistan

    Pour contribuer à soulager les souffrances, apporter des biens de première nécessité et faire naître l’espoir, les Focolari sont engagés sur place
    , aux côtés de l’Église, dans l’aide humanitaire aux personnes les plus durement touchées.

    Nous le savons, nous l’avons vu à la télé et sur internet, les inondations dévastatrices qui ont frappé le Pakistan ont fait d’innombrables victimes et continuent à en faire. Comment acheminer l’eau potable, les médicaments, la nourriture à des millions de personnes dans la détresse alors que les infrastructures (ponts, routes etc) se sont écroulées sous la force des traînées de boue ? 

    « Nous essayons de faire tout notre possible pour soulager au moins un peu les immenses souffrances de ces personnes ». Des adultes et des jeunes de la communauté du Focolare présents au Pakistan ont pu apporter une aide à 380 familles chrétiennes et musulmanes qui sont maintenant logées dans des écoles chrétiennes de Risalpur, administrées par des militaires. « Nous avons apporté des biens de première nécessité qu’ils n’avaient pas encore reçus, comme du lait en poudre, des brosses à dents, des seaux, des draps et des serviettes, des livres pour enfants, etc., et les gens étaient très reconnaissants. Malgré les difficultés, la plupart n’étaient pas abattus et gardaient l’espoir. Les jeunes et leurs amis étaient heureux d’avoir pu faire quelque chose et nous remerciaient de les avoir appelés à collaborer. Nous avions déjà une certaine expérience depuis que nous avions aidé les personnes frappées par les séismes de 2005 et 2006, mais nous savons bien que les problèmes pour organiser ces aides sont toujours nombreux. Pourtant, il nous semblait que toutes les portes s’ouvraient. Par exemple, nous avons tout de suite obtenu les autorisations nécessaires, on nous a laissés entrer dans le camp pour distribuer les biens, ce qui, en général, est très difficile, pour des raisons de sécurité. Comme il y avait 81 familles de plus que prévu, compte tenu de la somme d’argent dont nous disposions, nous avons pensé réduire la part destinée à chaque famille, de façon à faire parvenir quelque chose à tout le monde, et nous avons décidé de ne pas acheter les conteneurs pour l’eau. À notre grande surprise, lorsque nous sommes arrivés au camp, nous avons vu qu’une célèbre entreprise de télécommunications venait d’envoyer un camion de conteneurs pour l’eau. »
    « À présent, nous allons évaluer ce qu’il nous est possible de faire en unissant nos efforts avec ceux de la nonciature apostolique et du diocèse d’Islamabad–Rawalpindi, pour agir une fois la première urgence passée, quand il faudra envisager de construire de petites maisons ou d’aider les familles qui ont tout perdu, à retourner vivre dans leurs villages. »

    Situation du Pakistan

    Outre les graves problèmes qui frappent le Pakistan de manière chronique
    , une des difficultés généralement rencontrées est le manque d’eau, essentielle à l’agriculture (qui représente un quart de l’économie pakistanaise) et à la production d’électricité. L’année dernière la mousson a été très faible et il n’a pratiquement pas plu. Cette année, en revanche, les pluies de la mousson ont été très fortes et continues. Les eaux ne trouvant pas suffisamment d’endroits par où s’écouler, des crues soudaines se sont produites et ont tout détruit sur leur passage.
    Au Pakistan, les gens sont désormais habitués aux tragédies et aux difficultés. Rappelons simplement les plus récentes : le séisme catastrophique de 2005, qui a fait environ 75000 morts ; les 220 attentats suicides de ces 3 dernières années, qui ont fait 3500 victimes et des milliers de blessés ; la guerre menée par les militaires en 2009 pour contrer l’avance des talibans dans certaines vallées de montagne, guerre qui a entraîné l’exode de 2 millions de personnes ; le manque d’électricité à différentes heures de la journée ; une inflation importante qui touche surtout les plus pauvres, l’instabilité politique et économique, etc.
    Pourtant, cette catastrophe naturelle est peut-être la plus grave de toutes, du moins par son ampleur et par le nombre de personnes frappées. Quelques chiffres permettront de mesurer la gravité de la situation : au cours des premiers jours, les inondations ont fait environ 1600 victimes. Puis les pluies ont cessé et la situation s’est un peu améliorée, mais environ 4 millions de personnes ont dû abandonner leur maison pour sauver leur vie. Beaucoup de gens ont perdu tout ce qu’ils possédaient, y compris leur maison. D’autres ont gardé leur maison, mais l’eau a fait pourrir tout le mobilier. Les Nations Unies parlent de 20 millions de personnes frappées par cette catastrophe, ce qui représente 12% de la population totale du pays.
    Nous le savons, au cours des premiers jours des inondations, 91 ponts se sont écroulés, des kilomètres de routes ont été détruits, 893000 maisons ont été détruites ou gravement endommagées. 700000 hectares de terres cultivées ont également été anéantis, ce qui a fait disparaître jusqu’à 80% des réserves de nourriture et 80% des animaux d’élevage. Les communications sont devenues très difficiles : on estime qu’environ 6 millions de personnes n’ont pas encore reçu les aides acheminées, parce que les hélicoptères mis à disposition sont insuffisants.
    À présent, le sort de 3 millions et demi d’enfants est un sujet de grande inquiétude : s’ils n’ont pas rapidement accès à l’eau potable et aux médicaments, de graves épidémies, qui frapperont en premier les plus petits d’entre eux, risquent d’éclater. Dans une situation comme celle-ci, on redoute surtout le choléra.

    Pour des informations plus détaillées, voir le site Reliefweb.int (en anglais).
     

     

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