Accueil > Actualité > En bref > International > POLITIQUE : d’un côté et de l’autre du globe

    POLITIQUE : d’un côté et de l’autre du globe

    Bannir les préjugés et travailler ensemble pour le bien commun

    vendredi 26 février 2010

    Le 8 février dernier, lors de son voyage en Corée, Maria Voce, la présidente du mouvement des Focolari, et Giancarlo Falletti, le co-président, ont eu un dialogue fructueux avec quelques députés qui, s’inspirant de la spiritualité de fraternité des Focolari, se sont engagés depuis cinq ans pour une politique plus respectueuse et plus orientée au bien commun, dans un contexte assez conflictuel entre majorité et opposition. Une de leurs initiatives a été d’engager une action pour la « purification du langage au Parlement ».

    Voce et Falletti ont tout d’abord rencontré le vice-président du Parlement, Hee-Sang Moon qui a tenu à manifester sa satisfaction : « Les Focolari essaient de mettre en lumière des valeurs comme la paix et la fraternité universelle, valeurs que je partage pleinement », en souhaitant qu’« elles se diffusent en Corée et apportent une grande contribution au développement humain et spirituel du pays ». 

    Ensuite ils ont rencontré quatre députés coréens, respectivement membres de partis de la majorité et de l’opposition. Dans un contexte politique exacerbé, envenimé par de grandes mutations sociales et économiques et marqué par la blessure de la division entre les deux Corées, le fait que ces membres de partis opposés soient ainsi réunis autour de la même table pour comprendre comment porter l’esprit d’unité au Parlement et réconcilier les Coréens avec la politique est un témoignage particulièrement significatif.
    Voici ce que Maria Voce a répondu à une de leurs questions : « Il faudrait bannir les préjugés et penser que quelque chose de bon peut venir aussi de la partie adverse. Certes, chacun pense que son système est le meilleur, et c’est justifié. Cependant, il ne faut pas le considérer comme un absolu : le système que nous avons adopté est toujours relatif et peut être amélioré. C’est pourquoi une proposition de la partie adverse peut aussi être découverte comme positive et acceptable, dans l’écoute. Voilà ! L’introduction de la fraternité comme élément politique devrait apporter cette capacité d’écoute pour découvrir le positif qui existe dans l’autre parti ». Puis elle a ajouté : « Parfois on peut aussi se trouver d’accord sur quelque chose : dans ce cas, il faut mettre cet accord en évidence, pour montrer que majorité et opposition ne cultivent pas seulement l’inimitié, mais travaillent pour le bien commun ».
    Giancarlo Faletti, percevant dans les paroles des députés présents une grande souffrance due à l’impasse actuelle, leur a dit : « L’acceptation de la souffrance est caractéristique des hommes forts, qui ont un but devant eux, qui croient en l’unité de l’humanité. Même dans les moments les plus difficiles et quand les âmes sont les plus enflammées. Prenons une réunion particulièrement animée au Parlement : il est important, comme je l’ai vu faire ailleurs, que vous qui êtes des deux partis, puissiez vous rencontrer même en ces moments-là et vous dire : “Je te comprends”, “sache que je t’ai écouté attentivement”. Tout cela dans le respect de la discipline de parti, et toujours avec l’espoir d’apporter une contribution à la résolution des conflits.  »

    (D’après l’article de Michele Zanzucchi v. focolare.org en français)

Tags populaires