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    Le pape à Loppiano : ses réponses aux trois questions posées par la communauté focolari

    jeudi 17 mai 2018

    De Loppiano, cité-pilote internationale du mouvement des Focolari (Florence), le pape François lance l’invitation à construire une nouvelle civilisation de l’alliance.
    Texte intégral de son intervention en annexe (ci-dessous)


    Pour une spiritualité évangélique du ‘nous’
    http://live.focolare.org/replay.asp
    « Par ce pacte je deviens citoyen d’honneur à part entière de Loppiano », dit le pape François après avoir signé le pacte de l’amour réciproque que Chiara Lubich, la fondatrice des Focolari, a conclu en 1980 avec la cité-pilote. 
    Le Saint-Père est arrivé à 10h00, accueilli par la présidente Maria Voce, le co-président Jesús Morán et Mons. Meini, évêque du diocèse. Après un moment de prière dans le sanctuaire Maria Theotokos, il rencontre la foule assemblée à l’extérieur : environ 6000 membres des Focolari venus des différentes régions d’Italie. 850 d’entre eux (de 65 pays) sont des habitants de Loppiano, la première des vingt-cinq cités-pilotes Focolari nées de par le monde.
    C’est la première fois qu’un pape visite Loppiano, cette petite cité qui comme Maria Voce le dit dans son introduction, se veut « un laboratoire du vivre ensemble, maquette d’un monde uni et témoignage d’une société où tout est basé sur l’amour réciproque de l’Evangile ».


    Ensuite des groupes d’habitants de la cité-pilote ont posé au pape des questions sur les trois sujets suivants : les rapports interpersonnels comme fruit du pacte de l’amour évangélique, la contribution créative des écoles de formation, le rôle de la cité-pilote dans l’étape actuelle de l’évangélisation de l’Eglise.
    Après avoir souligné qu’à ses yeux Loppiano est « une manifestation de l’Eglise d’aujourd’hui en ligne avec le Concile Vatican II », « une ville d’inspiration », un lieu « où chacun se sent chez lui », le pape encourage tous ceux qui sont présents à ne pas se satisfaire d’une vie médiocre qui risque de friser l’hypocrisie, et « d’affronter les difficultés avec ténacité, sérénité, positivité, fantaisie, et aussi un peu d’humour ».
    Il fait allusion à l’intuition de Chiara Lubich lors de sa visite à l’abbaye d’Einsiedeln en 1962  : « et naissent des fragments de fraternité en harmonie avec le Concile Vatican II », « ressort la beauté du peuple de Dieu », « chacun en dialogue et au service de tous ». Il s’agit de ‘sortir’ (thème cher au pape) et « pour sortir, pour rencontrer, être le levain dans la pâte de la société ». Le pape décrit le charisme de l’unité des Focolari comme « une stimulation pour vivre une mystique évangélique du nous ».


    Quelle contribution peuvent donner les 12 écoles de formation présentes à Loppiano ? Pour le pape, Loppiano, c’est « l’expérience de cheminer ensemble dans un style synodal ». Il faut ouvrir les formations à de nouveaux horizons ; une éducation qui forme la tête, le cœur et les mains, c’est-à-dire la pensée, le sentiment et l’action. A ce sujet il relève le rôle de l’Institut Universitaire Sophia qui depuis dix ans donne à Loppiano une formation multi- et transdisciplinaire conforme aux principes indiqués dans le document papal récent Veritatis Gaudium. « De l’avant, allez de l’avant ! » a-t-il scandé.


    Un troisième volet est consacré à la mission évangélisatrice de la cité-pilote. Il met en évidence l’importance d’« une culture de la rencontre » qui associée à « l’humilité » et à la « capacité de risquer » permet d’être fidèle aux enseignements initiaux tout en innovant pour répondre aux défis du présent. Un conseil : lire et relire les Actes des Apôtres qui ont vécu la fidélité à l’enseignement de Jésus et ont eu le courage d’aller partout porter la Bonne Nouvelle. Se « laisser porter de l’avant par le souffle de l’Esprit Saint » et « pratiquer le discernement communautaire ». Il faut « écouter Dieu jusqu’à sentir avec lui le cri du peuple ».
    Finalement, le Saint-Père a mis en lumière la syntonie entre le charisme de l’unité (le nom officiel du mouvement des Focolari est Œuvre de Marie) et le Concile Vatican II : la figure de Marie, laïque et première disciple de Jésus, mère de l’unité. Le 21 mai prochain, lundi de la Pentecôte, se fêtera pour la première fois Marie Mère de l’Eglise, fête instituée par le pape François. Si nous nous mettons « à l’école de Marie », pour vivre « de Jésus en chacun et au milieu de nous », nous pourrons nous demander : comment aurait réagi Marie dans telle ou telle situation ?
    Après la bénédiction, une quarantaine d’habitants de Loppiano, de différentes traditions et religions ont salué le pape et lui ont donné des cadeaux représentatifs de leur activité à Loppiano. Un applaudissement interminable accompagne le pape qui se dirige vers l’hélicoptère qui le ramènera à Rome.

    titre documents joints

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