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    L’institut universitaire Sophia (Loppiano, près de Florence) : nouveaux cours de master

    mardi 25 avril 2017

    ‘Sciences économiques et politiques’ et ‘Ontologie trinitaire’ s’ajoutent, dès la prochaine année académique, à la ‘Culture de l’Unité’. Interdisciplinarité et spécialisation, dialogue interculturel et innovation.


    Dix ans après sa naissance, l’Institut universitaire Sophia passe d’une unique formation en « Fondements et perspectives d’une culture de l’unité », à trois titres distincts de master : Sciences économiques et politiques, Ontologie trinitaire et Culture de l’Unité.


    Un saut de qualité, de recherche et d’engagement académique, qui offre à des jeunes du monde entier la possibilité d’une préparation inter- et transdisciplinaire. L’accent est mis d’une part sur l’exploration de secteurs innovants de l’économie sociale, civile et de communion, d’autre part sur la vaste dimension des politiques participatives, du niveau local au niveau international, et en troisième lieu sur les parcours relationnels en philosophie et théologie, à la fois fondement et sève de nos sociétés, en dialogue constant avec les sciences, les cultures et les religions.


    Motivations de Piero Coda, le doyen de l’Institut universitaire


    « Avec les deux nouveaux titres académiques, Sciences économiques et politiques d’un côté, et Ontologie trinitaire (c’est-à-dire Philosophie et théologie) de l’autre, qui s’ajoutent dès la prochaine année académique 2017-2018 au parcours en Culture de l’Unité – explique Piero Coda, doyen de l’Institut – Sophia offre aux jeunes une qualification académique qui conjugue la dimension unitaire du sens de l’aventure humaine avec la dimension compétente d’une qualification scientifique, au service de la croissance intégrale de la personne et de la société. »


    La parole au coordinateur du Département d’Economie et de Management


    Benedetto Gui, coordinateur du Département d’Économie et Management, ajoute : « Parmi les nouveautés du parcours académique, la langue anglaise est introduite pour différents cours du master en Sciences économiques et politiques ». Il poursuit : « À une époque où on n’a pas le courage de proposer aux jeunes des idéaux pour lesquels s’investir, Sophia essaye de fonder sa propre vision du monde sur le plus profond respect de la personne humaine (et donc aussi de sa culture, de sa religion, de ses idées) et de viser l’objectif d’un monde sans haine, guerres, oppressions, exclusions, supériorité des uns sur les autres. En économie, cela ne signifie pas avoir une recette prête à imposer, mais regarder au-delà de la vision réductive aujourd’hui dominante du sujet économique et des relations économiques, même si la recherche scientifique en démontre l’inadaptation ».


    Qui sont les étudiants de Sophia ?


    Les étudiants de Sophia proviennent de 30 pays et pratiquent des religions différentes. L’Institut leur propose un parcours qui unit l’apprentissage – fait d’écoute, discussion, prédisposition de textes et présentations en classe – à la vie réelle. La même logique d’ouverture à l’autre, comme méthode pour observer la réalité à connaître, est aussi expérimentée en classe, dans les couloirs, dans les activités de la vie communautaire et dans les résidences, où les étudiants ont l’occasion de faire une extraordinaire expérience interculturelle.


    Et les débouchés professionnels ?


    Benedetto Gui continue :« D’un côté, nous essayons de réaliser avec les étudiants l’acquisition de compétences que l’on attend de trouver chez un diplômé en économie et, de l’autre, un approfondissement de cette vision de l’économie que j’évoquais ci-dessus, à travers l’étude de nouveaux filons de recherche et le contact avec les initiatives économiques qui mettent en pratique cette vision. Des thèmes qui sont souvent négligés dans l’enseignement universitaire ».
    Une fois leurs études terminées, comment les étudiants intègrent-ils le monde du travail ? « Les recruteurs savent qu’une bonne connaissance scolaire ne suffit pas à faire d’un jeune un membre valable d’une organisation. Il faut aussi avoir la capacité de dialoguer avec les porteurs d’autres connaissances, savoir coopérer, assumer des responsabilités. L’expérience de ces dernières années nous montre que nos étudiants sont appréciés non seulement pour leur préparation, mais aussi pour d’autres dons que l’expérience de Sophia est particulièrement apte à développer. Attention cependant : la formation ne peut pas uniquement être utile pour trouver un travail, mais aussi pour favoriser la croissance de la personne et, non moins important, pour développer la capacité d’initiative individuelle et de groupe dans les domaines économique, politique et social. Nous pensons que c’est aussi une contribution précieuse pour la société. »

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