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    Les 50 ans du mouvement GEN (New Generation)

    lundi 28 novembre 2016

    A cette occasion, plus de 1000 ‘Gen’ des cinq continents – la seconde génération des Focolari -, se sont donné rendez-vous à Castel Gandolfo, près de Rome. Des jeunes qui ont pris au sérieux l’engagement pour la paix et l’unité de la famille humaine. C’est également le cas des quelques jeunes de Belgique (dont une musulmane) qui ont pu vivre cette expérience extraordinaire.


    L’intervention de Azeez, jeune Irakien, a été accueilli par un long applaudissement. Les mille participants et plus au Congrès Gen fixent d’un regard ému son visage émacié : il raconte le drame que lui et sa famille ont vécu à Qaraqosh, une petite ville de la Plaine de Ninive, lors de l’arrivée des milices du soi-disant Etat Islamique. « Avant de vous raconter mon histoire – dit Azeez depuis la scène – je veux vous poser une question : n’avez-vous jamais pensé qu’un jour vous pourriez tout perdre ? Votre maison natale avec tous ses plus beaux souvenirs, vos amis, vos rêves, votre peuple ? C’est ce qui m’est arrivé… » Ses yeux laissent encore voir la douleur des moments vécus quand il a dû fuir sa ville avec sa famille en direction du Kurdistan irakien : “Je me suis demandé pourquoi j’avais à vivre ce calvaire, mais c’est justement là qu’a commencé mon expérience, celle de me retrouver en train de vivre avec Jésus crucifié » et abandonné. C’était comme me retrouver dans un film d’action où je n’étais plus en mesure de de distinguer le réel de l’imaginaire : foules qui avançaient à pied pour chercher un moyen de fuir, larmes, cris. J’étais presque pétrifié de douleur, mais je me suis dit que je pourrais peut-être redonner le sourire à ceux qui étaient à côté de moi. Il y avait avec nous une communauté de la religion Yezidi, des personnes qui avaient plus besoin d’aide parce que Isis leur avait infligé de véritables tortures. J’ai oublié mes peurs et mes angoisses pour être à leurs côtés et les soutenir”.
    Azeez, ainsi que ses parents, est aujourd’hui réfugié en France, un choix difficile, avec mille défis à relever, mais il ne s’est jamais senti abandonné par l’amour de Dieu qui “ de sa main invisible continue à essuyer nos larmes en soulageant nos souffrances. Nous les jeunes, nous avons un énorme potentiel pour changer le monde, en commençant par les petites choses : ou bien nous vivons pour changer quelque chose et améliorer cette terre, ou bien notre vie n’a pas de sens ».


    Les paroles de Chiara Lubich adressées aux gen 2 en 1967 gardent toute leur actualité et leur dimension prophétique : « Rumeurs et nouvelles concernant la guerre attristent l’horizon de notre monde. Il se peut qu’au Moyen ou à l’Extrême-Orient un de nos amis Gen ait été ou soit en danger de mort. Notre objectif même – celui de favoriser la paix dans le monde – semble douloureusement compromis. Que faire ? Ne nous décourageons pas (…) Les bombes tombent en détruisant les maisons et en tuant des personnes : l’amour se répand avec plus de rapidité pour construire une société et un monde nouveaux ».


    “50 ans ont passé, mais nous sommes encore de cette génération qui ne s’arrête pas – dit Gloria de l’Ouganda – et qui est toujours décidée à vivre l’idéal que Chiara nous a transmis ». Damián de l’Argentine précise : « Pour nous c’est un moment de fête. Nous avons parcouru les étapes les plus importantes de ces 50 ans du Mouvement Gen, en essayant de revivre chaque consigne que Chiara nous a donnée ».
    Témoignages en provenance des divers continents, réflexions, dialogues, chants et musique ont rythmé la commémoration de ces années de vie de la seconde génération des Focolari, toutes vécues très intensément.


    Maria Voce, présidente du Mouvement, dans un message vidéo a invité les jeunes à suivre le dessein d’amour que Dieu a sur chacune et chacun, en suivant l’exemple de Jésus qui a choisi la Croix, l’amour qui va jusqu’au bout, pour être prêts à s’engager généreusement pour un monde de paix. Jesùs Morán, coprésident des Focolari, au cours d’un dialogue rigoureux mais aussi très ouvert, les a encouragés à vivre un amour authentique envers leurs frères, en faisant le choix, dans ce monde toujours plus fragmenté et divisé, des plus pauvres et de ceux que la société rejette.


    Plus de mille jeunes repartent en prenant au sérieux la consigne prophétique de Chiara Lubich : “C’est la seconde génération qui fera retentir le cri de Jésus Abandonné jusqu’aux confins de la terre… Et dans ce cri le monde entier espérera à nouveau ».

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