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    Rendre visibles à l’UNESCO nos contributions pour la paix

    lundi 14 novembre 2016

    New Humanity a été admise en 2008 parmi les 350 Ong mondiales partenaires de l’UNESCO. Sa représentante, Chantal Grevin, explique les enjeux de la manifestation « Réinventer la paix « Éduquer à un humanisme basé sur l’unité de la famille humaine » qui aura lieu à Paris, le 15 novembre, à l’occasion des 20 ans du Prix UNESCO de l’éducation pour la paix décerné à Chiara Lubich.


    Chantal Grevin :


    L’UNESCO est connue pour sa promotion du pluralisme culturel. Mais quel est le lien avec la recherche de l’unité et comment faire entendre la voix de New Humanity parmi tous les acteurs de paix ?
    Si la richesse de la diversité des cultures doit être protégée, au même titre que la biodiversité où est, en effet, l’unité, à laquelle l’humanité aspire ? Nous n’avons pas encore franchi cette étape. La déclaration universelle sur les droits humains est à cet égard un socle commun même s’il est parfois contesté, mais il reste à trouver ces valeurs communes, universelles, à la base de notre contrat social mondial. Le colloque du 15 novembre va permettre cette réflexion. Cette manifestation de New Humanity dans la maison de l’UNESCO est une contribution au travail de l’UNESCO avec ce que nous pouvons offrir, des bonnes pratiques associées à une réflexion de fond. Notre Ong peut rappeler que l’unité est la source et l’aboutissement de la vie de l’humanité.


    Dans un monde déchiré par les conflits n’est-ce pas utopique de croire aux vertus d’un colloque ?
    C’est vrai que le monde va mal, mais nous avons des raisons de croire en la paix. Le colloque va rendre visibles ceux qui la rendent possible. Promouvoir une culture de paix ne sera jamais vraiment mesurable mais le courant est lancé. Personnellement je crois aux organisations internationales. Elles peuvent sembler impuissantes mais songeons que ce n’est déjà pas rien que 195 pays puissent discuter ensemble et des pays en guerre se côtoyer dans la même pièce. Dès lors qu’on se situe sur le plan culturel plutôt que politique, les échanges sont plus libres. Par exemple, alors que la Palestine ne pouvait pas entrer à l’ONU, l’UNESCO l’a rendu possible car elle s’est placée sur le plan de son patrimoine culturel à protéger. Nous pouvons espérer que notre colloque aura une influence à travers ce qui a été transmis aux ambassadeurs présents à l’UNESCO. Les actes du colloque peuvent devenir une référence, un patrimoine culturel qui va intéresser des chercheurs et des personnes du monde entier. Et cela pendant de longues années.


    Propos recueillis par Chantal Joly


     

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