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    Le magnificat de Mère Térésa de Calcutta perçu par Chiara Lubich

    vendredi 2 septembre 2016

    « Tu fais ce que je ne peux pas faire. Je fais ce que tu ne peux pas faire » 1, ce sont les mots de salutation habituels de Mère Térésa de Calcutta à Chiara Lubich chaque fois qu’elle la rencontrait, et les occasions ont été nombreuses. Paroles qui racontent la « simple complexité » de leur amitié, « grande, intime, profonde » dira Chiara.

    Voilà comment elle décrit leur rencontre de la fin mars 1997, dans une cellule du couvent des Missionnaires de la Charité d’un pauvre bâtiment du Bronx, à New York.

    “J’ai eu un long échange inoubliable en tête à tête avec elle. Elle était alitée avec de fortes douleurs au dos, dans un milieu pauvre (...). La rencontre était exceptionnelle vue son état de santé précaire. Privé, joyeux. (...) Puis elle commença à parler et à parler. C’était la fondatrice d’une Œuvre de Dieu qui parlait à une autre, bien plus indigne, et elle pouvait lui communiquer les fruits de toute sa vie : maisons de vie contemplative et active, diffusion en 120 pays, projets bloqués par les gouvernements (...) Elle parlait du quatrième vœu qui prévoit de servir de tout son cœur les plus pauvres des pauvres, des moribonds accompagnés au paradis (...). C’était son magnificat. Les quelques minutes que son médecin lui avaient accordées se sont allongées à vingt. Dommage qu’on n’ait pas pu faire la photo de la Vie qu’il y avait dans cette chambre, de cette rencontre qui avait goût de paradis. Puis nous nous sommes laissées, après nous être embrassées. Je n’oublierai jamais ce visage et cette joie (...). Je suis contente de l’avoir connue et de l’avoir autant approchée. J’ai commencé à prier non pas tellement pour elle, mais elle pour nous tous ». 2

    Elle ajoutait au cours d’une autre intervention :
    « Elle a réalisé ce que le pape (Jean Paul II) définissait le génie féminin, qui se caractérise justement par ce que Marie avait de spécifique. Elle n’était pas investie d’un ministère, mais (...) elle était investie de l’amour, de la charité, qui est le plus grand don, le plus grand qui vienne du ciel . »

    1 C. Lubich, Il suo “magnificat”, Città Nuova, 25 septembre 1997

    2 idem

    3 Cf. Interview de Chiara Lubich à la Radio Vatican sur Mère Térésa de Calcutta, 10 septembre 1997

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