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    Chiara Lubich : "Comme si j’étais sa mère"

    mardi 9 février 2016

    (…) « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre ». (Jn 8,7) Jésus l’a dit à ceux qui voulaient lapider la femme adultère.
    Le point central des commandements de Jésus est vraiment toujours l’amour. Pour cela, il ne veut pas que nous chrétiens, nous condamnions. « Ne jugez pas » a-t-il dit en effet et il a proclamé : « Bienheureux les miséricordieux… » Jésus veut la miséricorde.
    Il semblerait cependant, qu’on puisse déduire de ses paroles que quelqu’un pourrait lancer la première pierre : celui qui est sans péché. Il ne s’agit certainement pas de nous, de chacun de nous qui sommes tous pêcheurs. Mais il y a une créature qui est sans péché. Nous le savons : c’est la Mère de Dieu. Marie pourrait-elle donc jeter la pierre à celui qui s’est trompé ? L’a-t-elle fait durant sa vie ?

    Nous connaissons notre Mère. Nous savons ce qu’affirme l’Écriture, ce que transmet la tradition, nous connaissons la pensée du peuple de Dieu à son sujet : Marie est amour envers tous les hommes ; Marie est miséricorde, elle est l’avocate des plus misérables. C’est à elle que d’innombrables chrétiens ont recours et ont toujours eu recours, quand ils ont eu l’impression que la justice de Dieu les menaçait. Marie ne jette pas de pierre, au contraire. Après Jésus, personne ne diffuse autant d’amour qu’elle. Pourquoi ?
    Parce qu’elle est une mère. Une mère ne sait rien faire d’autre qu’aimer. Et l’amour de la mère est typique. Elle aime ses enfants comme elle-même parce qu’il y a vraiment quelque chose d’elle dans ses enfants. (…)
    Nous aussi, nous pouvons trouver quelque chose de nous-mêmes dans les autres. Nous devons en fait voir Jésus, aussi bien en nous que dans nos frères.
    Comment nous comporterons-nous alors ?
    Devant chaque prochain, à la maison, au travail, au dehors, avec celui dont nous sommes en train ce parler, ceux avec qui nous nous entretenons au téléphone, ceux pour lesquels nous travaillons, devant chacun, il s’agit simplement d’adopter l’attitude que prendrait sa mère.
    Une mère excuse, elle excuse toujours ; une mère espère, une mère espère toujours.

    « Comme si j’étais sa mère ». C’est notre engagement pour être sûrs de ne pas jeter de pierres et de pouvoir être pour tous, en quelque sorte la présence de Marie sur la terre.

    Chiara Lubich – Rocca di Papa, 3 mars 1983
    V. site Web : Chiara Lubich Centre

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