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    Le projet « SOPHIA », le nouvel institut universitaire des Focolari

    lundi 20 octobre 2008

    Les cours du master « FONDEMENTS ET PERSPECTIVES D’UNE CULTURE DE L’UNITE », ont débuté le lundi 13 octobre 2008, à Loppiano (Italie), première des cités-pilote des Focolari. Quarante étudiants en provenance d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du sud et d’Europe y participent. L’enthousiasme ne manque pas pour ce laboratoire universitaire qui conjugue l’étude et la vie, qui valorise la recherche interdisciplinaire à la lumière de l’évangile et de la spiritualité des Focolari. L’inauguration officielle aura lieu le 1er décembre 2008.

    Le défi de « Sophia » ? « Pour les étudiants, il s’agit de devenir des ‘hommes-monde’, comme le disait Chiara Lubich : c’est-à-dire des personnes avec une formation intégrale qui leur permette d’assumer un rôle de protagonistes dans un monde où prime la rencontre entre les peuples, les cultures, les religions, les projets de vie et les sciences. Voilà la tâche créative qui nous est confiée ». Telles sont les paroles de Piero Coda, doyen de l’Institut nouveau-né, à l’ouverture des cours le 13 octobre 2008.
    Le siège : la cité-pilote des Focolari à Loppiano, près de Florence (Italie) forme un cadre adapté au projet : la cité-pilote compte en effet 900 habitants de 60 pays différents.
    Les étudiants de « Sophia » : une quarantaine de jeunes adultes (ayant déjà conclu un cycle d’études universitaires) venus de 4 continents, de 14 pays différents.
     L’objectif : constituer un laboratoire universitaire de formation, d’études et de recherche, un croisement des différentes disciplines qui aujourd’hui sont trop souvent fragmentaires et en rivalité entre elles. Une grande importance est accordée à la dimension relationnelle à la lumière de l’évangile, occasion novatrice de croissance humaine et culturelle, qui conjugue études et expérience au sein d’une communauté de vie et de pensée, où la relation entre les personnes est à la base de la relation entre les disciplines.
    Né d’une intuition de la fondatrice du Mouvement des Focolari, Chiara Lubich, et fondé par elle avec un groupe international d’enseignants, l’Institut universitaire « Sophia » a été reconnu officiellement par le Vatican dans un décret du 7 décembre 2007. Son enseignement sera orienté à la lumière de la spiritualité de l’unité et des valeurs de l’Evangile.
    Le programme prévoit en première année des cours fondamentaux de théologie, philosophie, sciences sociales et raisonnement logique scientifique. En deuxième année, les étudiants auront le choix entre un cursus philosophique et théologique, et un cursus politique et économique. Après l’obtention d’un master en « Fondements et perspectives d’une culture de l’unité », les étudiants pourront poursuivre par un doctorat.
    Le recteur de l’Institut, Piero Coda, était auparavant professeur titulaire de Théologie systématique à l’Université pontificale du Latran (à Rome). « Depuis les débuts du Mouvement des Focolari, déclare-t-il, Chiara Lubich s’est rendu compte que de l’expérience de vie chrétienne et de levain dans la société, suscitée par l’idéal de l’unité, naîtrait un jour une nouvelle ’école de pensée’ ». Le corps enseignant est recruté parmi les professeurs d’université, membres du Mouvement des Focolari de par le monde.
    « Je suis conscient que nous nous trouvons devant un grand défi : nous participons avec le cœur et avec l’esprit, sans savoir où cela va nous mener. En même temps il y a une grande joie parce que nous avons l’intuition qu’il y a Quelqu’un qui nous conduit », dit un des étudiants.
    Et un des enseignants, Sergio Rondinara, professeur de Philosophie des Sciences et d’Ethique environnementale à Rome : « Ce que j’ai ressenti fortement, c’est que, dans cet Institut, il y a une certaine ‘lumière’ qui stimule ta pensée, ouvre de nouveaux horizons de recherche, de créativité – alors que dans les universités normales on y arrive difficilement – et te fait dire : ‘J’ai découvert quelque chose que auparavant je n’avais pas compris’. Et cela devrait être la caractéristique de l’expérience universitaire ».
    Le programme : Les cours théoriques seront accompagnés de travaux pratiques, de visites, de rencontres avec des témoins, de stages dans des domaines divers, en particulier dans des lieux d’implication professionnelle, culturelle et sociale qui sont expression d’une « culture de l’unité », par exemple les entreprises de « l’Économie de communion ». Des rencontres sont aussi prévues avec des représentants des institutions civiles et ecclésiales, des communautés des différentes traditions chrétiennes, des autres religions et des multiples expressions de la culture contemporaine.

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