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    Avec ‘Nostra Aetate’ s’ouvrent de nouveaux horizons au monde chrétien

    50 ans après le Concile Vatican II

    lundi 9 novembre 2015

    Un congrès sur les 50 ans du document conciliaire « Nostra Aetate » à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome invite à réfléchir sur la rencontre entre femmes et hommes de différentes traditions religieuses et sur leur engagement commun pour la paix .

    Le 28.10.1965, les Pères du Concile, engagés désormais vers la conclusion des assises historiques mondiales des évêques de l’Église catholique, promulgaient Nostra Aetate, le document de loin le plus court parmi ceux émis par les travaux conciliaires. La portée de ces quelques brèves pages s’est révélée prophétique si on pense que l’Église catholique depuis des siècles avait la conviction ‘qu’en- dehors de l’Église, il n’y a pas de salut’ – le fameux adage latin extra ecclesiam nulla salus. En effet, Nostra Aetate a ouvert les horizons du monde chrétien vers les autres en tant qu’ »autres », mais sa gestation, à l’intérieur des procédures conciliaires avait été tout sauf facile.
    Née de la suggestion personnelle faite à Jean XXIII, de la part de l’historien juif français Jules Isaac, la réflexion devait contribuer à conjurer la répétition des tragédies comme la Shoah. Mais, après de longues et complexes discussions, le Concile arriva à ces quelques pages qui s’adressaient à toutes les religions du monde. Avec un accent particulier par rapport au judaïsme et à l’islam.

    Nostra Aetate exclut la responsabilité collective d’Israël dans la mort de Jésus. Cela change ainsi radicalement la perspective chrétienne et catholique vieille depuis des siècles, nous pourrions dire depuis presque deux mille ans. En même temps, il en ressort un grand respect par rapport à l’Islam. « L’Église regarde aussi les musulmans avec estime – déclare le document – et, « si au cours des siècles, de nombreux désaccords et inimitiés ont vu le jour entre chrétiens et musulmans, le Concile exhorte tout le monde à oublier le passé et à exercer sincèrement la mutuelle compréhension, ainsi qu’à défendre et à promouvoir ensemble la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté ». Par ailleurs, la reconnaissance de traditions comme l’hindouisme et le bouddhisme est claire, sans oublier les religions traditionnelles.

    Ces jours-ci, une grande variété d’événements sont célébrés dans différentes parties du monde pour réfléchir sur la valeur de Nostra Aetate et sur les conséquences que celle-ci a signifié dans la rencontre entre femmes et hommes de diverses traditions religieuses. Arrêtons-nous sur celui qui s’est tenu auprès de l’Université pontificale grégorienne et organisé par le Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux. Du 26 au 28 octobre environ 400 personnes de différentes origines, qu’elles soient géographiques, culturelles ou religieuses, ont vécu et réfléchi ensemble sur ce qui s’est passé au cours de ces 50 dernières années. Les représentants de toutes les plus grandes religions du monde (juifs, musulmans, hindous, jaïnistes, bouddhistes, sikhs, et représentants de la Tenri-kyo et des religions traditionnelles africaines). Les thèmes approfondis : la violence et l’engagement pour la paix, le défi de la liberté religieuse, l’éducation et la transmission des valeurs.

    Rita Moussalem et Roberto Catalano, codirecteurs du Centre du Dialogue Interreligieux du Mouvement des Focolari ont participé au congrès et ont apporté aux personnes présentes les salutations de Maria Voce et du Mouvement. Ils ont brièvement tracé les principales composantes du dialogue des Focolari, assurant l’engagement des membres à continuer à travailler pour la rencontre et l’amitié entre les femmes et les hommes de fois différentes.
    Roberto Catalano

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