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    Place St Pierre, la parole aux familles

    veillée de prière

    mercredi 7 octobre 2015

    Plus de 100 000 personnes venues de toute l’Italie se sont unies à la prière du Pape François pour le Synode. Le témoignage des familles et les réflexions d’experts de cinq mouvements ecclésiaux dont les Focolari, ont fait écho aux propos du Saint Père.

    Le 4 octobre s’est ouvert le Synode très attendu sur la famille qui fait suite au Synode extraordinaire qui s’est tenu l’an dernier et en a préparé les bases. Cette fois-ci aussi le pape a voulu qu’il soit précédé d’une veillée de prière “afin que l’Esprit Saint éclaire les Pères Synodaux et les guide dans ce travail engageant”.

    Un public nombreux s’est rendu Place St Pierre le 3 octobre au soir : des couples, des enfants, des fiancés, grands-parents, personnes seules… tous désireux de s’associer étroitement à la prière du pape François. Beaucoup sont venus de loin, mais tous en tant que protagonistes, précisément parce que chacun s’est senti dès le début concerné par la réflexion qui a précédé les deux assemblées synodales. Il n’était jamais arrivé, en effet, que pour engager un Synode le pape veuille une double consultation du peuple, comme pour signifier qu’il fallait repousser les murs de cette assemblée en vue d’écouter les premiers concernés par l’expérience de la vie de famille et tous ceux qui, sans faire parler d’eux, veillent à ce que la famille ait tout le soutien qui lui est dû.
    Des chants font suite à la prière – présentés par divers groupes, dont celui des Focolari – et des témoignages de familles : une autre façon de prier, tout aussi sainte et significative. Elle met en valeur la beauté de la famille qui jaillit souvent d’une vie quotidienne exigeante, faite de gratuité, de tendresse, de pardon, la seule qui sache procurer la vraie joie.

    “Prions afin que le Synode – invoque le Pape – mette en valeur et propose tout ce qu’il y a de bon, de beau et de saint dans la famille. Qu’il se penche sur les facteurs de fragilisation qui la mettent à l’épreuve : pauvreté, guerres, maladies, deuils, blessures des relations qui s’effilochent et engendrent malaises, ressentiments et ruptures. Prions, a continué le pape “pour un synode qui plutôt que de parler de la famille sache se mettre à son école et à son service, en reconnaissant toujours davantage sa dignité, sa consistance et sa valeur malgré les nombreuses difficultés et contradictions qui peuvent la marquer”. François a aussi souhaité que vienne en lumière le visage “d’une Eglise qui est mère, capable d’engendrer la vie et attentive à la donner continuellement, à l’accompagner avec dévouement, tendresse et force morale. Parce que si nous ne savons pas concilier la compassion avec la justice nous finissons par être inutilement sévères et profondément injustes”.

    Quelques fondateurs ou présidents de mouvements portent eux aussi un regard éclairé sur la famille, chacun selon leur propre charisme : Kiko Argüello du Chemin Néocatéchuménal, Salvatore Martinez du Renouveau de L’Esprit, Maria Voce des Focolari, Julián Carrón de Communion et Libération, Matteo Truffelli de l’Action Catholique Italienne.
    En retraçant le profil de familles décidées à cheminer avec le Ressuscité, Maria Voce, présidente des Focolari, a affirmé qu’elles aussi, comme les disciples d’Emmaüs, “sentent brûler dans leur coeur la joie qui caractérise la présence de Jésus et expérimentent ses dons : l’unité avec Dieu et entre elles, la lumière, le courage, l’élan missionnaire”. “ Bien plus, ajoute la Présidente des Focolari, ce sera Jésus présent au milieu d’elles qui parlera au coeur de tous ceux qu’elles rencontreront et rallumera en eux l’espérance”.
    “Le Pape – a poursuivi Maria Voce – encourage les familles à prendre l’initiative d’offrir à la communauté les dons qui les caractérisent. Nous voulons nous aussi accueillir ce défi et le réaliser en collaborant avec nos paroisses et les autres mouvements et associations, en particulier pour ce qui est de l’accueil des réfugiés qui frappent à la porte de notre coeur. Aux familles chrétiennes est confié le mandat de la convivialité humaine régénérée par la miséricorde. Elles peuvent montrer à l’humanité la tendresse et la force de l’amour de Dieu et ainsi, comme dit le pape, écrire chaque jour une page d’histoire sainte, non seulement celle qu’on trouve dans les livres, mais celle qui demeure pour toujours dans le coeur du Père”.

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