Accueil > Actualité > En bref > International > Dans la peau des enfants marocains

    Dans la peau des enfants marocains

    mercredi 13 mai 2015

    Claude X est arrivé au Maroc en 1995. Il y est resté au plus près de la vie des gens, en particulier des enfants, avec un désir passionné et respectueux, celui de glisser dans le cœur des habitants l’esprit d’unité et de fraternité des Focolari. Il nous raconte certains des épisodes lumineux de son aventure.

    « L’idée m’est venue en regardant par les fenêtres de ma maison à Tanger. De l’une, je voyais les enfants du quartier jouer au foot dans la rue, de l’autre, un terrain de foot et de basket vide, celui de l’ancienne école italienne inutilisé depuis sa fermeture. Je demande alors au consul d’Italie la permission de l’ouvrir aux jeunes du quartier. Permission accordée à condition que j’en prenne la responsabilité. Tous les dimanches, une centaine de jeunes vient jouer au ballon au « stade de l’amitié », valeur qui en est la première et plus importante règle.
    Aves les plus grands, nous essayons d’apprendre aux plus jeunes à jouer ensemble. Avec quelques règles de mon cru : faute si le joueur marque un but sans faire de passes, cartons jaunes ou rouges pour ceux qui parlent mal sur le terrain, encouragements pour ceux qui entretiennent un bon esprit d’équipe. Avec un sourire intérieur j’observe que les jeunes gagnent par leu jeu d’unité, la plupart du temps. Mais dès qu’ils reprennent leur jeu individuel, ils commencent à perdre.
    J’ai la joie de constater qu’ils vivent la réciprocité aussi en dehors du stade. Un matin, au moment de partir au travail, je tire la porte derrière moi sans me rendre compte que la serrure se casse et que la porte reste entrouverte. Lorsque je rentre le soir, un des enfants de l’équipe de foot, assis sur le muret devant ma maison, me dit : « Regarde ta porte, ce matin tu l’as laissée ouverte, Ismaël est resté pour la garder, mais il devait aller à ‘école, il a donc appelé Reda qui, à l’heure de l’école, a appelé Hamsa … » Cinq enfants se sont ainsi relayés pour garder ma maison ou, devrais-je dire, « leur maison ».

Tags populaires