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    Sierra Leone : dans l’attente que la vie reprenne

    Ebola n’a pas dit son dernier mot

    mardi 21 avril 2015

    Le courage extraordinaire de ceux qui – comme les “Ebola fighters” (les Combattants contre Ebola), élus Personnage de l’année 2014, par le journal Times - ont risqué leur vie et combattu le virus Ebola.

    Encore des mises en quarantaine au Sierra Leone : du 27 au 29 mars quelques quartiers de la capitale Freetown et d’autres localités au nord du Pays ont été à nouveau isolés à la suite de cas d’Ebola enregistrés les jours précédents. Des groupes de personnes préparées sont allés de maison en maison dans les secteurs les plus à risque pour sensibiliser et identifier les malades ainsi que ceux qui pourraient être contaminés par le virus.

    “On espérait arriver à n’avoir plus aucun cas pour la fin février – écrit le père Carlo depuis le Sierra Leone – les écoles étaient prêtes à ouvrir, mais la date a été reporté à la mi-avril. L’incertitude demeure, les gens ont vraiment envie de reprendre une vie normale, mais le virus reste aux aguets ».

    “Au début de l’épidémie j’étais à Makéni pour étudier, raconte Antoinette, une jeune au service d’une ONG. La crise s’est avérée d’emblée si sérieuse que j’ai pensé revenir dans ma ville, épargnée par le virus. Mais ensuite j’ai décidé de rester comme volontaire pour aider les personnes contaminées. J’ai été affectée dans un village qui s’appelle Rosanda, où 54 cas étaient enregistrés, dont 42 décès. La première période a été très triste, chaque jour une quinzaine de personnes mouraient. J’étais chargée d’informer les familles et, même si je cherchais à le faire avec le plus d’amour possible, ce n’était pas une expérience facile. Deux enfants me demandaient quand leurs parents reviendraient. Je n’étais pas capable de leur dire la vérité. Je cherchais à les consoler par ma présence et avec quelques petits cadeaux. Chaque jour, durant un mois, je me suis rendue dans ce village – poursuit Antoinette – apprenant à ouvrir mon cœur à ceux qui étaient dans le besoin, même s’ils ne faisaient pas partie de ma famille ni de mon cercle d’amis. Maintenant Rosanda a fini ses 21 jours de quarantaine. Il n’y a plus eu de nouveaux cas et je remercie Dieu d’avoir pu être pour toutes ces personnes un instrument de Son amour que je recevais chaque matin dans l’Eucharistie ».

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