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    La force de la rencontre - échos de la journée du 19 avril

    Pour une culture de la rencontre

    lundi 20 avril 2015

    Ce dimanche 19 avril au Centre de Rencontres Unité à Rotselaar environ 450 personnes de tous les âges et de tous les coins de Belgique se sont retrouvées pour « prendre une bouffée d’oxygène », comme l’un des participants l’a défini à la conclusion.


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    La journée était émaillée d’échanges riches entre personnes toutes assoiffées d’authenticité, des chrétiens, agnostiques, musulmans, ou personnes d’autres convictions. Dans les workshops pleins à craquer (sans exagération) des experts et des témoins qui trouvent leur force dans une vie enracinée en Dieu ont rencontré un public fort intéressé aux questions les plus variées. Celles-ci allaient de la durabilité du couple, de la solitude vécue suite à un divorce ou une séparation, des valeurs et défis liés aux médias sociaux, des horizons ouverts par l’ »économie de communion » et par des projets de développement durable dans les pays du tiers monde, au vivre ensemble harmonieux dans une société multiculturelle et à la qualité des rencontres à faire dans la vie quotidienne.


    Un laboratoire de la fraternité où la rencontre est devenue une plus-value pour chacune des deux parties, un dialogue véritable, source d’une force nouvelle. Les adolescents et les enfants ont témoigné de leur engagement à vivre le « lifestyle4peace » et les propositions du « dé de l’amour », instruments pédagogiques qui font découvrir l’autre comme un don.


    La proposition faite à la conclusion de donner vie à une culture du dialogue, même quand un moment de crise se profile, a été accueillie unanimement. La clé : la force de recommencer, en dépassant les barrières qui semblent insurmontables, comme Jésus crucifié qui s’est senti abandonné du Père mais n’a pas démissionné.


    Eléments de la culture de la rencontre :


    Rencontrer l’autre est un véritable art : aller vers lui, parler, écouter. Prendre l’autre en moi, avec ce qu’il est, ce qu’il vit, ses souffrances, ses doutes, ses aspirations. Une condition indispensable pour réaliser de vraies rencontres, c’est de créer un espace en moi où l’autre peut se sentir accueilli. Cela suppose que non seulement j’entends ce qu’il me dit, mais je lui offre un accueil chaleureux, autant pour ce qu’il me dira que pour ses silences. J’implique tout mon « être » dans le dialogue avec l’autre.


    « Ce n’est pas la confrontation des idées de l’un et de l’autre qui conduit à un dialogue fructueux, mais bien la participation à la réalité quotidienne de la vie de chacun ; ce n’est que dans ce dialogue que vous découvrirez que chaque personne a quelque chose à donner à l’autre. Alors vous verrez que la diversité ne signifie pas nécessairement un face à face, mais qu’elle est un enrichissement réciproque. » Maria Voce, présidente des Focolari, dans le contexte de l’actualité des attentats de Paris, du Nigéria, du Pakistan (17 janvier 2015).


    Du moment que cet accueil chaleureux est reçu par l’autre, il en ressentira un écho en lui aussi. C’est alors que naît et grandit une interaction, donner et recevoir, et la créativité bat son plein. Les paroles, les propositions de l’autre peuvent aider à voir plus clair et à faire naître une nouvelle idée ; elles peuvent nous construire tous les deux. Un projet inattendu peut voir le jour, au service des autres, de la société, comportant peut-être même des solutions structurelles ... Donner vie à une culture du dialogue, où la rencontre sera une force qui libère des énergies.


    Et comment faire si l’autre ne répond pas à mon initiative ? S’il me fait mal, s’il se sent blessé, incompris, bloqué, s’il devient agressif ? Comment transformer ce moment de crise en un temps de croissance pour les deux parties ?
    Quelques pistes :


    Garder à l’esprit la « règle d’or  », qui est présente dans toutes les grandes religions : « Ne faites pas à autrui ce que vous n’aimeriez pas que les autres vous fassent."


    La figure de Jésus de Nazareth peut être un modèle : il croyait de manière inconditionnelle à la rencontre. Dans son amour, il transcendait toutes les barrières, il donnait la priorité à ceux qui étaient moins attrayants, à ceux qui ne partageaient pas son avis ou qui faisaient des choix erronés. Il construisait partout des ponts entre les personnes. Il nous faisait entrer dans sa relation d’amour extraordinaire avec Dieu, son Père, une relation où la dynamique de donner et de recevoir, de l’amour mutuel est à son apogée. La puissance de Jésus résidait dans ce lien d’amour extraordinaire avec son Père. Nous aussi pouvons d’une part puiser la force dans notre relation avec ce Père et d’autre part dans des relations ayant une qualité d’amour réciproque à l’image de l’amour divin. Ainsi nous saurons affronter les rapports difficiles, poser un acte de volonté et ne pas nous arrêter lorsqu’un moment de crise se profile.
    Comment Jésus a-t-il réagi au plus grand moment de crise de sa vie, au moment où sur la croix il s’est senti abandonné par son Père, à un moment où la plupart de ses amis l’avaient laissé tomber ? Jésus n’a pas démissionné. Il s’est remis à nouveau dans les mains du Père. Il a fait un acte de foi extraordinaire, et à partir de là, il a retrouvé la relation. Une nouvelle vie a commencé.

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